.vincent fortemps

Né en 1967 en Belgique, Vincent Fortemps, frais émoulu de l’Institut des Beaux-­Arts de Saint‐Luc, crée à Bruxelles en 1994, avec cinq comparses, le collectif Fréon et une maison d’édition indépendante, pour s’affranchir du poids des Hergé ou autre Martin. La revue, baptisée Frigobox, donne une bouffée d’air frais à la BD européenne. Plutôt que la mine de plomb et le papier glacé, Vincent Fortemps manipule le gras du crayon lithographique sur rhodoïd. A la ligne claire, il préfère le flou. Le dessin est le résultat de strates graphiques qui lui donnent une profondeur spatiale et temporelle absolument unique. Il joue d’ailleurs de cette relation au temps, entre histoire et simultanéité, dans des performances tout à fait fascinantes. Il travaille en 2003 avec le chorégraphe François Verret, pour qui il invente une « machine à dessins animés », la cinémécanique, pour l’ adaptation de l’Homme sans qualité de Robert Musil, Chantier Musil. Il expose ses œuvres dans des galeries en France et en Belgique, et continue de collaborer avec des artistes performeurs, au sein du collectif Ultimo Round notamment, avec Emanuella Nelli, Alain Mahé et Jean‐François Pauvros. Parmi d’autres récompense, Vincent Fortemps a reçu le Premier prix de la Fondation Spes. Diverses expositions et/ou performances ont été vues au Centre Pompidou, la Fondation Cartier, au Grand Palais (Paris) et d’autres lieux et festivals dans le monde.

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